Publié le 10 juin 2009
Les élections régionales que nous venons de vivre ont un goût amer pour tous les sympathisants du MR luxembourgeois. L’issue de ces élections ne nous attribue en effet aucun siège sur les 5 disponibles dans la province.
Rappelons que ce dimanche 7 juin, en soirée, le MR totalisait sur l’ensemble de la province 24.20% de l’ensemble des votes. Le PS quant à lui comptabilisait 25.70% de ces votes valables. Quelques centaines de voix de différences et le système de l’apparentement attribuent 2 sièges aux socialistes alors que le MR n’en reçoit aucun. Ne ciblons pas ce mécanisme aujourd’hui ; il nous avait offert 3 sièges en 1999. Les rôles se sont inversés depuis.
Si le MR est le premier parti de l’arrondissement de Neufchâteau-Virton, force est de constater que la combat n’a pas tourné en notre avantage sur notre arrondissement Arlon-Marche-Bastogne où nous sommes le 3ème parti avec 21.40 % des voix (en régression de 3.10% par rapport aux régionales de 2004), loin derrière le CDh (32.70%, en augmentation de 3.50%) et le PS (24.50%, en diminution sévère de 6.50%).
Consolons-nous comme nous pouvons en évoquant le résultat positif du MR dans notre canton (qui regroupe les communes de Marche et Hotton) qui progresse de 2% (à 15%), permettant de réduire l’écart avec le PS, premier parti à 36.40% (- 4.70%) et avec le CDh qui perd 2.50% pour se retrouver à 32.80%. Les Ecolos progressent quant à eux de 7.10% et comptabilisent 11.70% des voix.
Bertrand LESPAGNARD, notre candidat local, n’est pas pour rien dans ce résultat honorable sur notre canton. Il totalise par ailleurs 3552 voix sur l’arrondissement Arlon-Marche-Bastogne.
Tout chiffre doit être nuancé. Et si le résultat en termes de siège est nul pour notre parti, il faut tout de même rappeler que l’on a trouvé face à nous un Ministre socialiste et un Ministre CDh largement médiatisés durant cette campagne.
Le Président Reynders annonçait il y a quelques temps qu’il voulait donner au Luxembourg un Ministre si le MR se trouvait dans la majorité après le 7 juin. A l’heure où je rédige ces quelques lignes, aucune coalition ne s’est encore dégagée mais il y a tout lieu d’espérer que ces promesses seront tenues afin de pouvoir jouer dans la même cour lors des scrutins ultérieurs.
Mais outre constater ce triste résultat, il faut dès aujourd’hui aller de l’avant, analyser précisément ce qu’il s’est passé et se remettre au travail pour continuer à démontrer aux gens l’intérêt que la société a à désigner comme premier parti les réformateurs.
David Lembrée
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